
Interview par Anne-Cécile L.
Crédit Photo: Pierre Wetzel
Feu! Chatterton @ La Carène
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Samedi 14 avril , Feu! Chatterton avait rendez-vous avec le public brestois à La Carène, l’occasion pour moi de rencontrer Antoine Wilson, Arthur Teboul et Sébastien Wolf juste avant leur concert complet.
Vous êtes de retour sur scène depuis la sortie de votre nouvel album, L’Oiseleur, il y a un mois environ… Vous étiez au Bataclan en début de semaine… Gros trac j’imagine, c’était comment ?
Arthur : C’est une semaine très intense là, on a six concerts en sept jours. C’est la première fois qu’on joue autant. On a fait trois dates en début de semaine, jeudi on était en promo, hier on jouait à Rennes, ce soir, ici, à Brest et demain à Caen.
Les dates parisiennes c’est toujours particulier pour nous, déjà parce qu’on est parisiens et qu’il y a un truc à Paris, une sorte de projecteur un peu, avec les médias, la maison de disques, la famille, les amis…
Antoine : Tout le monde vient nous voir…
Arthur: Comme on a envie de faire quelque chose de super, parce que c’est chez nous, il y a cette pression particulière, trois jours de suite là en plus.
Surtout au Bataclan j’imagine…
Arthur : Ouais, c’est un choix de notre part de jouer là-bas. Cette salle, elle comptait beaucoup dans notre histoire, déjà parce que c’est notre producteur de spectacles qui la fait vivre donc au moment des attentats on a été touchés très directement. Par chance, on n’a pas perdu de proches très proches mais notre équipe professionnelle, elle, a été touchée très directement. Pour nous, c’est une forme d’engagement aussi de continuer à faire vivre cet endroit, sachant que toutes les familles (des victimes) sont aussi pour le faire vivre. Il aurait suffit que l’une d’entre elles dise non pour que les choses soient différentes mais il y a vraiment cette volonté générale, puisque c’est la musique en premier lieu qui a été touchée, de continuer à faire vivre cette salle. En plus, notre musique, et surtout ce disque est empreint… Tu vois, il y a des chansons qui parlent de deuil, d’absence et de perte… On a senti sur scène que c’était l’occasion pour nous de rendre un véritable hommage. Et pas seulement par le fait d’être là, de jouer de la musique et de rendre les gens heureux, mais aussi par le biais de chansons en particulier comme Souvenir, Porte Z ou Côte Concorde qui sont une occasion, d’une certaine façon, d’expier, de réussir un deuil.
Sur cet album, vous disiez que votre règle c’était qu’il n’y en ait pas. Comment vous avez travaillé?
Arthur : C’est surtout pendant le temps de création. Pourquoi on s’est dit ça au départ ? Simplement parce que quand tu as fait quelque chose qui a déjà plu, comme en amour, si tu connais un peu tes charmes et ce qui plait à l’autre, tu vas avoir tendance toujours à reproduire les mêmes effets. C’est plus rassurant. Mais à force de reproduire ces effets, le charme est rompu puisqu’il n’y a plus de surprise, il n’y a plus d’accident donc la tension commence à se perdre… On a joué devant plein de gens, on a été applaudis pendant deux cent dates, ça marchait bien. Alors comment tu fais pour retrouver une forme de spontanéité? Se mettre soi en danger, s’écouter et pas forcément écouter l’autre? Tu vois, en amitié, en amour, il y a des moments où des parts de soi-même sont mises en veilleuse pour plaire, pour continuer à plaire. C’est à ce moment là qu’il faut réussir à dire « Voilà, je suis aussi ça et j’ai envie de le montrer ». A ce niveau là, il n’y a pas de règles. C’est à dire retrouver le plaisir en jouant ensemble, le pur plaisir enfantin de faire de la musique. Alors après, petit à petit, la règle devient le plaisir. Quand une idée musicale vient avec une idée de texte et qu’on commence à kiffer, on se dit qu’il y a peut être le début d’une chanson qui arrive et ça nous excite! On avance… Parfois on est bloqués, on va se coucher après une nuit entière à travailler et là je me dis « Attends j’ai une phrase de plus! » ou on se dit tous « J’ai pensé à ça pour le refrain ». Les choses avancent comme ça sur le long terme.
Sébastien : Après, on n’a pas eu de règles mais on a peut-être choisi une méthode. Ce qu’on aurait pu faire, puisqu’on a eu un succès sur le premier album, c’est s’enfermer dans un studio dans des « bonnes conditions »… On a essayé au début, mais c’est vrai qu’on ne se sentait pas à l’aise. Quand tu as ta maison de disques qui te propose un endroit qui est super, tout d’un coup, tu as l’impression de faire des choses de manière utilitariste presque. T’as un devoir de faire quelque chose. Alors que nous, ce qu’on aime, c’est justement que ça soit sans aucune contrainte et qu’on le fasse par pur plaisir. Du coup, ce qu’on a fait c’est qu’on a pris un petit appartement dans lequel on a mis tout notre matériel et dans lequel on venait. Certains y passaient la nuit, d’autres la journée. C’est comme ça que le disque est né pendant deux mois, on était tout le temps au même endroit et on a écrit pas mal de choses comme ça. L’isolement c’est la règle qu’on s’impose quand on écrit et quand on enregistre aussi.
J’ai adoré L’Oiseleur, je n’arrivais pas mettre des mots, à dire pourquoi et puis je vous ai entendu dire que c’est « une variation autour de l’absence et son acceptation ». J’ai lu parfois qu’il était en rupture avec Ici Le Jour (A Tout Enseveli), pour moi c’est plus une évolution… Il y a la même mélancolie, mais vous avez comme « appris à vivre avec », non? Un peu comme si Feu! Chatterton avait « muri » ?
Sébastien: C’est un peu dans la continuité de ce qu’on disait avant. On n’a pas du tout théorisé ce qu’on allait faire sur le disque. On s’est laissés guider par nos accidents, par des moments de plaisir où tout d’un coup une idée naît. Sans y penser en tout cas. On ne s’est pas dit « On veut faire quelque chose qui est la même chose qu’avant » ou quelque chose qui est complètement différent. On est les mêmes personnes, on a changé pendant deux ans mais on reste les mêmes personnes avec des goûts qu’on partage ou pas, qu’on essaie de mettre ensemble et de mélanger. Je pense que le disque est une continuité par rapport au premier parce qu’il reste fait avec le même critère qui est qu’il faut que les cinq musiciens de Feu ! Chatterton soient touchés. Mais « touchés » ce n’est pas un petit mot. C’est « profondément touchés ». Par exemple, Arthur ne peut pas chanter quelque chose qui ne le touche pas, Antoine ne peut pas jouer une ligne de basse qui ne le touche pas. C’est comme ça que les morceaux naissent et c’est pour ça que ça créé une continuité, je pense, entre les deux disques. La différence c’est peut-être que sur la création de cet album, on avait plus envie d’utiliser des synthétiseurs parce qu’Antoine en a apporté des nouveaux qui nous ont beaucoup plu. On a voulu les utiliser. Il y a des textures nouvelles par rapport au premier disque mais c’est vraiment le fruit d’accidents, parce que ces instruments étaient disponibles au moment où l’on faisait ces chansons.
Arthur : Après, je pense que cette espèce de maturité qui peut se ressentir c’est aussi parce que nos chansons sont le reflet de l’expérience, de la vie. Malgré soi. C’est à postériori qu’on se rend compte de ce qu’on a fait. On se dit « Tiens, on a parlé de l’absence » parce qu’au fond c’est quelque chose qui nous habitait durant toute la création du disque. On avait tous vécus plus ou moins en même temps, avec la tournée, des ruptures, des deuils, des choses comme ça… En tout cas une forme d’éloignement. La tournée, c’est une forme d’exil. C’est un truc de marin, t’es tout le temps en voyage. Mais c’est un exil mouvant. Cet exil là t’éloigne de plein de choses, parfois il t’en fait perdre. Comme on l’a tous vécu en même temps ça a infusé. C’est vrai que quand j’écrivais, je ne me disais pas « J’ai envie d’écrire sur ce thème. » Si tu es à l’écoute de toi-même, il y a des pensées qui te traversent… Je veux dire, si je voulais écrire ces choses là l’année prochaine, je n’y arriverai sans doute pas, parce que c’est autre chose qui nous habitera. Cette maturité là, on la ressent pour cette raison, elle vient du fait qu’on s’est fait confiance grâce à ces deux années de jeu sur scène, de plus accepter qui tu es et donc d’aller plus loin dans ce que tu veux exprimer. Sans te demander si c’est bien ou pas bien.



Crédit Photo: Annie Suignard
En travaillant sur l’interview, je suis tombée sur un podcast de deux d’entre vous, Arthur et Sébastien, sur France Culture, où vous parliez de colère. Arthur tu disais « Cette colère très forte qu’on a en nous, on l’a domptée pour qu’elle ne nous obscurcisse pas la vue et qu’elle nous nourrisse. (…) Parce qu’on est polis, tout ce qu’on a envie de dire on le met dans nos chansons de manière codée. » J’ai fait une sorte de blocage là dessus…
Sébastien : On a beaucoup aimé cette interview, elle était super!
Arthur : C’est marrant que tu dises ça parce qu’on est allés jouer au 106 à Rouen, on y a fait une interview pendant laquelle la personne nous a dit la même chose!
Sébastien : Je me souviens quand on est ressortis de là et, tout d’un coup, nous aussi, on a compris plein de choses sur nous, sur le disque.
Elle était géniale! Ca me parlait beaucoup personnellement. Il y a quelques années, je suis tombée sur une interview de Johnny Rotten, je connaissais forcément les Sex Pistols sans jamais m’être véritablement intéressée à sa personnalité. Il parlait de son autobiographie Anger is an energy qui a été traduite en français par La Rage Est Mon Energie. A partir de ce moment là, il a commencé à me fasciner parce qu’il arrivait, rien que par ce titre, à mettre des mots sur ce que je ressentais, sur le fait qu’à un moment donné, la colère soit elle nous tue, soit on s’en sert. Et cette phrase que tu disais, Arthur, m’a rappelé ça. La colère c’est aussi un des éléments moteurs de Feu ! Chatterton, non ?
Arthur : C’est marrant parce que ce n’est pas ce que les gens voient le plus, parce que justement c’est un moteur et c’est le moteur qui doit être le plus dompté. C’est une bête. C’est LA bête qu’il ne faut pas donner aux gens de façon brute. La colère transmise sans transformation c’est uniquement de la colère. On n’a pas du tout envie de donner ça aux gens. On essaie justement de s’élever nous-même, de la transformer parce qu’il y a une forme de stérilité dans la colère… On le voit parfois, ce n’est que de la frustration. Si tu ne fais que dire « Ca c’est pas bien, ça ça ne va pas… », bon, bah tu restes les bras ballants… Il suffit d’un tout petit truc pour dire « Attends, ok on l’a constaté mais viens on essaie d’en faire quelque chose ». Voilà pourquoi ça ne se voit pas tant que ça. On trouve ça plus fort de dire « On a beaucoup de colère, on va te donner de l’amour » et pas le contraire. Il vaut mieux carrément ne pas en parler, la transformer tout de suite en joie et douceur. C’est ce dont on a besoin.
Sébastien : Je pense que ce disque, encore plus que le premier, est plus mature parce qu’on a compris que la colère, la tristesse – qui sont des sentiments qui sont souvent associés – il fallait la dompter ou du moins l’accepter. Il fallait y être attentifs parce que ce sont des sentiments qui sont souvent les plus forts et peuvent être en chacun de nous, ils sont le fruit d’une expression qui est très grande. Physiquement, c’est peut-être en live qu’on peut sentir le plus notre colère, celle d’Arthur par exemple dans sa façon d’interpréter les textes. Notre musique essaie vraiment de dompter des sentiments qui peuvent être assez violents mais qu’on accepte de relâcher, de libérer, de mettre au fond de nous pour les transformer en petites amulettes. Et nos chansons, ce sont ces amulettes.
Arthur : Et si on n’avait pas cette colère, on n’aurait pas cette force non plus. Plus jeune, la colère ça n’était presque que du ressenti, que de la tétanie. Maintenant on a accepté qu’on a de la colère et c’est parce qu’on n’a pas envie de la transmettre frontalement qu’on essaie de dire des choses sur le monde.
Justement, c’était ma question suivante. Tu disais dans cette interview « Parce qu’on est polis », « parce qu’on a des bonnes manières » on l’exprime (notre colère) dans nos chansons de manière codée. Moi je suis une personne qui transporte énormément de colère, pour un milliard de raisons, et malgré l’éducation que j’ai eu, je l’exprime frontalement. C’est souvent un reproche. Comme si exprimer cette colère, d’un point de vue extérieur, devenait quelque chose d’illégitime, quelque chose qu’on devrait justement taire et ne pas exprimer ouvertement… Pour vous c’est incompatible d’exprimer sa colère de manière frontale tout en ayant des bonnes manières ?
Arthur : C’est marrant, si tu traines avec nous tu verras que, dans la vie, pour parler de notre musique, et pas que et pas qu’entre nous d’ailleurs – on le fait de manière frontale. Moi en particulier. J’ai grandi dans cette culture là, où, en fait, on gueule, on dit les choses. Mais ça ne marche pas quand c’est avec des gens qui n’ont pas l’habitude de ça. C’est très frontal mais notre musique, par contre, on ne veut pas qu’elle soit comme ça justement parce qu’on essaie d’y mettre ce qu’il y a de plus beau en nous, ce qu’on trouve qu’il y a de plus beau en nous. Et ce n’est pas la colère. Truc tout simple, quand tu veux dire quelque chose à quelqu’un, est-ce que tu veux le lui dire pour que les choses changent ? Ou juste pour lui faire mal ? Si tu veux que ça change, tu sais qu’en lui disant de manière qui fait mal ce n’est pas du tout le meilleur moyen. Mais il y a des moments où ça t’a fait mal donc tu veux aussi faire mal et c’est ça qui est dur à contrôler! Se dire « Non ce que je veux ce n’est pas faire mal à quelqu’un. » Sinon, là, tu t’abaisses.
Et pour en revenir à la musique, comment vous définiriez la votre en quelques mots ?
Arthur: C’est dur!
Sébastien : Lumineuse?
Antoine: Ca dépend…
Sébastien : « Lumineuse, ça dépend ».
Arthur : Onirique, une sorte de rock progressif. Le problème c’est les styles et les étiquettes. Nan, je dirais que c’est une invitation au voyage.
Antoine : Ouais, je suis d’accord.
On cite souvent Bashung et Gainsbourg dans vos influences tout comme Arcade Fire ou LCD Soundsystem. Je parlais tout à l’heure de Johnny Rotten qui fait parti de mes héros. Au delà de vos influences, qui sont vos héros à vous ?
Antoine : Mon père! Nan, je rigole …
Tu peux, le mien fait aussi parti de mes héros !
Arthur : Faut pas se tromper… Il y en a plein en fait. Depuis quelques années et du fait d’être obsédé par la musique, j’aurais dit Barbara, j’aurais dit Bob Marley…
Antoine : Il y a un chanteur chilien que j’écoute beaucoup en ce moment: Victor Jara. Il s’est fait emprisonner et tuer sous le régime de Pinochet.
Sébastien : Dans les musiciens, je dirais Johnny Cash mais comme tu parlais du Chili, Antoine, ça me fait penser à Caetano Veloso. C’est un chanteur brésilien. Tout le mouvement Tropicaliste, qui était un mouvement musical et artistique au Brésil, a justement écrit de la musique, fait des films, écrit des romans et nouvelles de manière codée pendant la dictature pour critiquer le système. Mais pas frontalement. Grâce à eux, le Brésil est sorti de la dictature. Je suis moitié brésilien en fait.
Je sais que la plupart de vos clips ont été réalisés par des gens proches de vous… Vous leur laissez carte blanche ?
Arthur : Non.
Au moins, c’est clair!
Antoine : Oui et non en fait…
Arthur : On travaille avec nos proches parce qu’ils sont talentueux mais c’est aussi important pour nous parce que, dans le travail, on ne se met pas de limites. C’est insupportable pour nous de travailler avec des gens qui considèrent tout ce qui touche à la musique comme un travail. Et ça existe, qu’on nous dise « Là, il est 19h, c’est fini » ou « Tu m’as donné tant d’argent donc c’est ça ». Et le sentir, quelque soit le moment de l’aventure artistique ça nous pose problème. On peut parler d’argent mais après, ce qui compte c’est qu’on soit excités à l’idée de faire un coup ensemble, ce qui va se passer… Ca demande beaucoup de dévouement, de sacrifice. C’est à dire d’y passer des nuits. Tu crois que c’est fini et en fait non. Quand tu travailles avec des gens qui ne sont pas proches, il y a ce risque très grand que, toi, tu vois que ce n’est pas fini, tu dis « Mais viens on y passe encore une nuit » et on te dit « Bah non, c’est fini, je n’ai pas le temps. » Ca on ne peut pas l’entendre donc on travaille avec des gens…
Sébastien : Il y a des gens qui n’étaient pas proches, comme par exemple Samy Osta – qui a réalisé nos EPs et nos deux albums, on ne le connaissait pas. Il est comme ça. Ce sont des gens avec qui, ce qui compte le plus, c’est ce qu’on va faire: le processus, l’aventure de le faire…
Arthur : Benjamin Kühn, qui a réalisé le clip de L’Ivresse, aussi. On n’était pas non plus si proches mais ça devient des amis… Alors il y a des réalisateurs qui étaient des amis, mais ceux qui ne l’étaient pas et qui ont cet état d’esprit deviennent des amis parce que c’est ce qu’on aime dans la vie en fait. Même entre nous, tu décides quelque chose, un coup de folie et tu le vois dans le regard de l’autre. S’il te suit, ou pas. Il n’y a que quand tu as cette déraison là que tu vas être capable d’accomplir des choses. Sinon tout est impossible. Si on est au moins deux, on peut donner énormément de forces. Je me souviens de nuits de montage entières, tremblant, parce qu’il fallait le rendre le clip à une certaine date. Si tu commences à te dire que ça va pas être possible, c’est déjà du temps perdu. Ces clips là, les derniers en particulier, on les a fait dans l’urgence mais une fois qu’on part, on y va! Je n’aime pas ça les « C’est pas possible ».
On n’a plus beaucoup de temps mais j’ai toujours quelques questions random pour terminer…
Quels sont vos films préférés?
Sébastien : Blue Velvet.
Arthur : Tiens c’est marrant j’allais dire Mulholland Drive. On aime bien David Lynch.
Antoine : Moi j’ai adoré L’Etreinte du Serpent, c’est un film de Ciro Guerra. C’est plus récent. Ca se passe en Amazonie, il est super.
Qu’est-ce que Feu ! Chatterton écoute en ce moment?
Arthur : Moi j’écoute Léo Ferré.
Sébastien : Moi en ce moment j’écoute beaucoup le dernier album de Vald.
Antoine : J’ai pas mal écouté Vald moi aussi !
Ah ouais ?!
Sébastien : Tu ne voulais pas qu’on réponde ça ?
Non mais c’est drôle, dans les quelques interviews que j’ai faite, on fini souvent à parler de Booba, Vald… Du coup, je ne comprends pas trop…
Sébastien : Nan mais en vrai, c’est pour une bonne raison. En ce moment, en France, la musique qui propose des choses novatrices et libres c’est le rap!
Et une dernière, pour pour finir en beauté…
Personnellement, j’écoute Wannabe des Spice Girls une fois par jour en ce moment, je ne sais pas pourquoi mais j’ai décidé de l’assumer, quelles sont les chansons que vous avez honte d’aimer?
Antoine : Celles de Mylène Farmer!
Arthur : Moi c’est Vitaa.
Tu sais quoi ? Je crois que Vitaa passe au Festival de Poupet cette année!
Antoine : Ah oui! Pendant la soirée où il n’y a que des revivals?
Oui voilà! Avec Larusso et tout. Bah j’y serai! J’ai pris ma place. Donc venez aussi voir Vitaa!
Sébastien : Mais non? Mais c’est génial!
Arthur : J’aime bien Vitaa mais en fait j’aime surtout la chanson Fleur de toi. J’adore!
Et toi Sébastien, qu’est-ce que t’as honte d’écouter?
Sébastien : D’écouter? Franchement? Moi je n’ai honte de rien !
Antoine : Ah si si, c’est quoi le titre de la chanson de Lionel Richie « Is it me you’re lookin’ for ? » déjà?! Lionel Richie! Voilà ça!